19 juin 2008
Au pain de sucre
X. et moi avons l’incroyable chance d’habiter
au cœur de Paris, pas tout à fait sur l’île Saint Louis mais plutôt
à quelques pas de là, tout près du Forum des Halles.
Certes cet endroit ne fait pas rêver tout le monde « le centre Georges Pompidou passé 20h ça craint » dixit big boss, inutile de vous dire que je n’ai pas spécifié que Pompidou ce n’était pas tout à fait Chatelet, que j’osais me balader jusqu’à pas d’heure Fontaine des Innocents et même prendre le RER la nuit (aanhh) : le mec appelle tous ses potes quand il prend le métro en pleine journée … no comment. Je lui laisse sans regret son 16ème pour mon centre de la Capitale, entre Etienne Marcel et le Marais, rue Montorgueil, Tiquetonne ou rue de Lombards, ici ça swingue.
Pourquoi Chatelet ?
Parce que fraichement débarqués de notre
province, X et moi avions peur de passer trop de temps dans les
transports (résultat il y passe 2h par jour, tandis que j’y traine
quelques minutes seulement, sic), mais surtout nous sommes près de tout
et de tous. Tous les chemins mènent aux Halles, c’est bien connu et
c’est vrai.
D’autre part nous voulions venir à Paris (oui
nous avons choisi d’y venir, y’a des fadas vous dirons ceux du sud)
pour profiter des plaisirs de la capitale : théâtres, musées,
restaurants, voyages, architecture, amis, concerts… autant donc s’y
plonger pleinement et quoi de mieux qu’au milieu.
C’est ainsi qu’on y a trouvé un chausse-pied comme dirait ma mère et qu’on y vit très bien depuis plus de 2 ans.
Mais ce n’était pas là le but de mon propos, je voulais vous parler du pain de sucre. Quesako ?
On peut trouver de tout à Rome -enfin
Chatelet-, des restaurants japonais, de dépaysants endroits, d’excellent mojitos, de bons burgers mais les bonnes Boulangeries/ Pâtisserie sont rares. Il y a
bien Julien Rue Saint honoré mais c’est fermé le dimanche.


Enfin ça c’était juste jusqu’à ce qu’on tombe
nez à nez avec la magnifique boutique du Pain de sucre. Tenue par un
ancien de Pierre Gagnaire, nous sommes ici dans la maison de pain
d’épices de la sorcière d’Anzel et Gretel : des jarres de guimauve, de
sucettes et de macarons mais aussi de magnifiques gâteaux et notamment
un superbe baba qui m’a tout de suite fait de l’œil, rien que d’y
penser je salive : une crème pâtissière légère et parfumée, le craquant
d’un caramel sur un bavarois gorgé de rhum… un délice tout simplement ou un dome citron/ vanille fleur d'oranger sur un sablé croustillant.
En plus l’accueil est charmant.
Bref une excellente adresse.
Le pain de sucre,14 Rue Rambuteau, 75003 Paris, Tel : 01 45 74 68 92
25 mars 2008
Curieux Spaghetti Bar
2 ans qu'on passait devant en se disant qu'il faudrait tenter. 2 ans qu'on était intrigués par le nom : curieux ? pourquoi curieux ? spaghetti bar ? c'est quoi un spaghetti bar ?
Ben oui qu'est ce que c'est qu'un spaghetti bar ? C'est juste un restaurant un chouia branché où on y mange un peu plus de spaghettis que de coutûme et où on peut accompagner ses pâtes d'un coktail. Carbonara + pina colada ça le fait, non ? bof !
En vrai y'a pas de carbonara mais des spaghettis vache qui rit/dés de jambon (c'est plus hype) et des spaghettis aiguillettes de canard/persillade/crème de cèpes (franchement pas mal) des spaghettis saumon/haricots plats/oeufs de limpe, des spaghettis boulettes de viande sauce tomate, des spaghettis tout verts et des spaghettis tout rouges ...
les bonnes nouvelles (et oui y'en a 2, ouais !) :
ils savent les cuire, je précise parce que malheureusement c'est loin d'être évident dans tous les restos
et si vous n'aimez pas les spaghettis (en même temps ça existe des gens qui n'aiment pas les spaghettis ?) : y'a autre chose genre risotto au foie gras, lasagnes ... bouillon ravioles et foie gras (encore) mais aussi cesar salade (ouf de la verdure nous sommes sauvés !).
Côté dessert y'a quelques trucs sympas du style clafoutis de rhubarbe servi chaud (pas mauvais même s'ils ont joué les radins sur la rhubarbe : seulement 5 petits morceaux par portion), mais aussi tiramisu nutella banane ou encore spaghettis façon riz au lait. Ne vous inquiétez pas on y retrouve aussi l'inévitable moelleux au chocolat.
Pour la déco c'est genre années 80 boule à facettes et Madonna en fond sonore.
En conclusion une adresse parfaite pour aller déjeuner tôt c'est à dire vers 16h, incognito derrière des lunettes noires quand on ne s'est pas encore complètement remis(e) des émotions de la veille mais qu'on a l'estomac dans les talons.
CURIEUX SPAGHETTI BAR
14 RUE SAINT MERRI
75004 PARIS
TEL : 01 42 72 75 97
M° HÔTEL DE VILLE ou RAMBUTEAU
dimanche à mercredi
12:00/02:00 du matin
jeudi à samedi
12:00/04:00 du matin
Prix environ 30€/pers (plat+dessert+boisson)
29 février 2008
encre de seiche, cocotte et dédicace
Parce que j'ai voulu me la jouer bloggueuse hype, je suis allée pointer mon nez, un jeudi soir, rue Paul Bert.
Pourquoi rue Paul Bert ? Parce qu'on y trouve la Cocotte, une librairie culinaire dont le nom flotte de blogs en blogs en magazines culinaires ... Un lieu de pélerinage pour tout cordon bleu, parisien, branché qui se respecte... hum ?
Bon et puis j'avoue, il y avait ce soir là des choses à manger puisqu'on y présentait un nouveau livre de cuisine.
Bref un endroit plein de bouquins remplis de bonnes choses avec quelques amuses bouches en sus ça ne pouvait pas être complètement mauvais .
Ben en fait c'est pas si sur que ça...
Il s'agissait donc d'un livre noir et de rencontres inter-planétaires (cf invitation ci-contre). Je n'avais pas vraiment tout bien saisi, mais 18h sonnées, mon estomac et moi dans les talons, sommes allés courageusement tester la chantilly à l'encre de sèche et le milk shake myrtille-chocolat. 1/2h plus tard j'avais les dents noires comme tout le monde. Soirée Dracula en fait.
C'était sans compter l'accueil chaleureux de la maîtresse des lieux : "restez près du buffet, ne vous éloignez pas. Un thé ? quelle idée, le salon est fermé". Le tout sans un gramme de sourire... avait-elle, elle aussi les dents noires ? Une micro assiette dans une main, un macro sac à main dans l'autre, j'étais assez proche
de l'éléphant dans le magasin de porcelaine. Dépitée, j'ai donc tout laissé en plan, pour aller boire une mousse dans le bar d'à côté "les funambules" où l'accueil chaleureux, la bière fraîche et les cahouettes m'ont réconcililée avec la vie.
Moralité : il faut parfois savoir revenir aux fondamentaux plutôt que de faire le pitre dans quelques soirées pince-fesses. Et mes livres je les achète à la fnac où je peux tranquillement en étudier le contenu, sans qu'on me demande de me laver les dents ! Na !
Jeudi 21 février à partir de 18h, Nathaly Nicolas-Ianniello de l'école Esprit cuisine nous prépare un buffet spatialement noir et dédicace son livre "Carrément noir" (éd. Fleurus)
Au menu :
Jus noir de fruits sucrée à la fouettée grise de mascarpone
Chantilly à l'encre de seiche noire, grissini & crudités
La Cocotte
5 rue Paul Bert 75011 Paris
renseignements 01 43 73 04 02
27 février 2008
le bistrot Paul Bert
Depuis le temps que j'entendais parler de ce bistrot et après le Temps au temps de la même rue, il fallait que je sache ... j'ai su !
Si la réservation est indispensable, le décor vaut le détour. Un vieux bistrot patiné, aux miroirs piqués et dorures fanées, aux vieilles affiches et bois ciré. Une ambiance chaleureuse et décontractée mais plutôt veillotte, pas de jeunes couples à l'horizon, nous faisions ce soir là un peu ... tâche.
Côté carte, cochonaille (parfait pâté en croute), oeufs à la truffe et pavés de boeuf ... mais pas d'abats (oui j'adore ça), pas de plats de cochons simples mais plutôt sucré salé ...dommage.
Des portions de géants. Une vinaigrette plutôt épaisse mais bien acidulée pour une salade de cresson aux oeufs pochés et aux petits lardons. Un mélange de saveurs parfait si ce n'est la lourdeur du plat qui n'était que l'entrée et qui déjà m'écoeurait... Un onglet à la cuisson parfaite mais aux dimensions pantagruéliques, sans fausse note mais sans surprise, plutôt grassement cuit dans l'huile ... seul le dessert était divin : un soufflé grand marnier que je n'ai pu finir mais que j'aurais volontier dégusté jusqu'à la dernière bouchée si mon estomac n'avait pas crié game over après la 3ème bouchée.
En conclusion, une cuisine pour les mangeurs accrochés, qui mériterait un peu plus de légèreté... mais qui rappelle celle de ma grand mère que je n'ai pas eu mais que j'aurais pu avoir, un vrai repas de voyageur.
Bistrot Paul Bert
18 rue Paul Bert
75011 Paris
Métro Faidherbe Chaligny
tel 01 43 72 24 01
10 février 2008
la cigale et la fourmi
Vous allez croire que je suis tombée dans les histoires de Lafontaine quand j'étais petite. C'est pas faux.
La cigale et la fourmi. donc.
C'est l'histoire d'une qui veut pas prêter son miam d'ici que l'hiver soit rude et qu'il faille couper beaucoup de bois ça c'est X. la fourmi et d'une autre qui dépense tous les sous qu'elle a pas chez Zara parce que vaut mieux être habillé fashion l'hiver même si c'est pour se peler les fesses, et ça c'est moi.
Et ce qui est drôle ou pas - selon les jours, les heures et les saisons - c'est que c'est déclinable à l'infini.
Pour l'appartement je pense acheter grand : parce que faut de la place pour y rester longtemps et héberger tous nos insectes ; beau : parce que déjà c'est mieux, et qu'en plus la bise venue ça se revend plus fort ; bien placé : parce qu'on est pas des bêtes et que les kilomètres ça use énormément.
Et lui il pense acheter pas cher : parce que le banquier continuera d'être son meilleur ami et que la bise venue on pourra quand même continuer à manger ; pas cher : parce que c'est un peu plus facile de s'endormir quand on n'est pas endetté sur notre arrière descendance : pas cher : parce qu'on ne sait jamais la cigale et la fourmi elles finissent pas fâchées dans la fable ???
Reste à espérer que la fourmi sous acide se transforme en cigale ... en attendant j'adoucie sa vigilence en l'emmenant dans un endroit fait pour nous : Deux cigales et une fourmi ...
Un endroit fort sympathique pour faire la paix entre hyménoptères et hémiptères de bonne famille.
On y mange des plats simples et rassasiants : cabillaud, saumon, thon purée / ratatouille, bagel salade, pasta ... et un cheesecake sublime ... j'en ai fait que quelques bouchées !
L'endroit est coloré et plein d'enfants en ce samedi après-midi, le service est efficace et agréable ... une bonne adresse pour un snack rapide entre quelques visites d'appartements.
Deux cigales et une fourmi ...
8, rue Bréa, 75006 Paris
Tel 01 43 25 87 99
07 février 2008
Où il est question de Georges et de filles callipyges
Ca fait longtemps que je ne vous ai pas parlé de choses qui se mangent. C’est vrai, pourtant depuis j’en ai mangé des trucs …pas toujours bons d’ailleurs je ne vous parlerais pas des 2 crêpes que j’ai mangé ce midi, comprend pas comme ils peuvent appeler cet endroit une crêperie, c’est quand même pas dur de faire une crêpe, non ? Apparemment si …c’est triste
Donc Georges, je n’avais jamais essayé, le restaurant du haut de Pompidou. De loin, ça paraissait cher pour ce que c’était, de près aussi, je vous le confirme maintenant que j’ai testé. Mais

au moins y’a pas de crêpes, c’est déjà ça.
Faut être honnête, c’est la vue, d’ailleurs fort belle, qu’on paye. Mais comme on peut aussi voir le panorama parisien sans passer par le restau, les gérants pas bêtes, ont rajouté des serveuses anorexiques à crinières et mini jupes qui valent le détour. A défaut de ravir vos papilles, messieurs vous pourrez y ravir vos pupilles.
Qu’est ce qu’on y mange ? Des pâtes au homard : sans être radin sur le crustacé, la sauce manque cependant de personnalité. Du tartare de thon à la purée d’avocat pas mauvais. Des clubs sandwich plutôt copieux. Pour le dessert on ne sait pas, nous n’avions plus faim et les prix prohibitifs nous ont dissuadés du dessert gourmandise dont on laisse la moitié dans l’assiette.
En conclusion, ce qui se mange le mieux chez Georges, ce sont les serveuses … des yeux.
Le Georges - au Centre G. Pompidou
19, Rue Beaubourg, 75004 Paris
Tel : 08 26 10 04 78
31 janvier 2008
Ces artisans poètes …
Aujourd’hui jeudi, c’est raviolis et poésie.
En me baladant ce we dans le marais - oui j’avoue, je suis une bobo ! Je prends mes brunchs au Loir dans la théière et mes déjeuners chez Mac do ! Je suis comme ça : fan de royal cheese et de tarte au citron au grand dam de X. qui a peur pour mes kilos ! - quelle ne fut pas ma surprise en tombant nez à nez (ou plutôt autre chose à autre chose) devant cette devanture de Boulangerie …. Quelle classe !
Au petit déjeuner vous pouvez donc désormais offrir à votre dulciné(e) le fruit de vos cernes matinaux, j’ai nommé le sexe masculin. Parce que sexe féminin ils font pas. C’est pas dans le manuel (qui plus est dans le marais) et c’est pas assez représentatif … il pourrait quand même faire un bivalve !
Bref, voilà le nouveau pain aux raisins ….Je me demande comment ça se mange …..
18 janvier 2008
Une journée d'exception ou comment j'ai déjeuné chez Paul Bocuse et dîné chez Nicolas Le Bec
Oui
je sais c'est fou ! 2 restaurants gastronomiques en 1 journée : des amuses
bouches, 3 entrées, 3 plats, 2 plateaux de fromages, 2 desserts et 3 plateaux
de mignardises, arrosé comme il se doit de Champagne, Mâcon, Beaujolais
et autres liqueurs ... le tout sans être malade, cela relève de l'exploit. Un
peu comme dans les 12 travaux d'Asterix, sauf que je n'ai pas tout à fait la
carrure d'Obelix, quoiqu'à ce rythme, je m'en rapproche dangereusement.
Voilà donc ce que je faisais quand je n'écrivais pas sur ce blog : je
mangeais... mais du bon !
Une aventure incroyable, ponctuée de réunions plus ou moins digestes, mais qui valait
le détour. J'étais en séminaire et les patrons, pour vous faire avaler vos
objectifs de l'année, prennent soin de vous remonter le moral avec force
victuailles et flacons précieux... mais j'aurais l'occasion d'y revenir... 
Donc le côté sympa du séminaire c'est la pause café, la pause déjeuner, la
pause goûter et le dîner. Là en l'occurrence nous étions à l'institut Paul
Bocuse, the place to be pour bien manger. Bon faut pas se leurrer, en général :
meilleure est la restauration, plus hauts sont les objectifs à venir. Et ce
n'est pas encore cette fois-ci que je pourrais infirmer cette réflexion
complètement personnelle qui n'engage que moi.
A l'institut Paul
Bocuse donc. Ambiance Poudlard : magnifique château moyenâgeux, cheminées
gigantesques, escalier majestueux, pleins d'Harry Potter s'affairant dans les
couloirs, quelques toques pour remplacer les chapeaux de magiciens mais des
magiciens tout de même.
C'est Alain Le Cossec, MOF (Meilleur Ouvrier de France) qui dirige la cuisine du restaurant. Il est épaulé par 3 équipes d'élèves soucieux de bien faire et le résultat était vraiment, délicieux (en bref ça déchirait !). Quelques photos pour vous faire saliver un peu :

Je retiendrais 2
choses le saumon légèrement fumé, un filet épais, pas gras, fondant sous la
langue, pas trop salé... un délice ! Et le filet mignon fondant, fondant,
fondant. Je ne connais pas la technique de cuisson mais c'est sûrement de la
magie. Des plats créatifs, aux saveurs équilibrées : le celeri façon carbonara
c'est génial, le dessert croustillant praliné, parfait orange sanguine, ...
c'était très bon, nous étions bien servis, heureux : un excellent repas.
Il semblerait
qu'il faille réserver 1 ou 2 mois à l'avance mais si vous habitez Lyon ou
passez par là, le détour sera des plus agréables.
Par contre, le
soir, ça se corse. Il faut tout de même noter que nos papilles déjà ravies,
n'étaient pas forcément prêtes à retenter une expérience de cette taille à
peine 5 heures après, surtout si l'on considère que ce genre d'événement
m'arrive au mieux 1 fois par an. Il faut aussi ajouter que nous étions 80 et
qu’envoyer 80 assiettes en même temps ce n'est pas chose aisée. Enfin le menu
négocié était tenu dans un budget sûrement précis : les objectifs sont
hauts mais faudrait voir à pas démarrer l’année avec un résultat plombé !
Le soir nous avions
donc RDV chez Nicolas Le Bec, 2 étoiles au Michelin tout de même. 
Et là c’est le dr… non c’était juste vraiment moins bien
que le midi ! Le décor était sympa : tons taupes et beiges, orchidées, pommes
vertes dans des vases (c'est la mode), on se croyait plus chez Maje (je fais ma
bourgeoise parisienne) que dans un gastro...
Mais pas de vraie surprise, un foie gras en gélee avec pointes
d’asperges puis pétoncle et gambas noyées dans une crème, un St pierre trop cuit
même si accompagné d’une sauce au cidre et de pommes vertes (la seule vraie
surprise du repas), agneau oriental et purée (purée délicieuse,
j’avoue !). Ceux qui n’avaient pas eu droit au Bocuse le midi (on est pas
tous dans les même petits papiers) ont savouré la soirée, moi j’aurais
volontiers troqué ma place pour un potage à l’institut sous la houlette de
Dumbledore !
Morale de
l’histoire : à trop gâter on pourri ! Qui l'eu crût ? en une journée passer de convive gâtée à convive blasée….
12 janvier 2008
Les bouffes de l'hôtel de ville
Il n'est pas facile de me consoler. Je peux bouder plusieurs heures et pleurer à chaudes larmes pour parfois pas grand chose. C'est complètement désespérant à mon âge, j'ai quelques fois le comportement d'une enfant de 6 ans qui fait un gros caprice (bon des fois quand même j'ai raison !).
Il existe cependant une méthode particulièrement efficace : un bon resto ! Gourmandise quand tu nous tiens ....
C'est pourquoi X., le jour où nous avons raté l'avion, m'a proposé de découvrir un nouveau bistrot pas loin de la maison : Les bouffes de l'hôtel de ville.
C'est en parcourant le guide du fooding du nouvel Obs que nous avons découvert cet endroit. Voilà ce qu'on peut y lire : "Cachée derrière la tour St Jacques dans une rue ignorée de tous, cette nouvelle table est bien plus raffinée que son nom ne le laisse présager. Dans une ambiance bistrotière habile et subtile - murs souris et luminaire carmin-, le patron, d'une dilligence excessive, met ici les petits plats dans les grands, avec des menus du soir à prix modiques (entrée, plat à 28€ dessert compris à 33€). Au détour de l'ardoise, on découvre en entrée des carrés d'halloumi (un fromage chypriote) mariés à des lamelles de jambon cru et des asperges, en plat un honorable tartare aller-retour aux herbes avec de savoureuses pommes sautées et une petite frisée dans laquelle s'étaient infiltrés de perfides (?) grains de sésame. La carte des vins n'a aucune raison de rougir tant le choix est varié. La clientèle, jeune et bien peignée, paraît enchantée d'avoir déniché cette adresse encore confidentielle. "
Alors qu'en pense-je ?
J'ai été séduite par le décor. Ici les photos ont été prises avec le portable de X., leur manque de définition ne rend pas forcément hommage à la décoration mais j'aime bien le style un peu veillot que cela confère à la photo.
Le patron : est en effet très sympathique et comme nous étions au début, les seuls clients, nous avons pu lier connaissance.
Les mets sont fins, nous avons testé l'Halloumi et les ravioles en entrée puis des Saint Jacques avec une purée de tomates très aromatique pour X. et un filet de bar et des frites de patates douces pour moi. C'est une cuisine très parfumée et plutôt inventive, rien de perfide dans tout cela. La crème brûlée au chocolat du dessert ne nous a par contre, pas laissé un souvenir impérissable.
La carte des vins est en effet digne de ce nom, le sancerre blanc m'a beaucoup plu, le tariquet n'est pas mal non plus. Vous pouvez commander au verre.
Modique ? Tout dépend de votre bourse. La note est tout de même un peu salée : 76€ pour 2 entrées, 2 plats, 1 dessert et 2 verres de vin.
Bien peignée ? A par moi, oui, plutôt.
La confidentialité de l'adresse : nous n'étions pas nombreux et compte tenu du nombre de lecteurs de ce blog, cela devrait rester ainsi : )
Bon ap !
15 décembre 2007
Le Temps au Temps
Bon ben puisque je suis pas partie en vacances, j'ai le temps d'écrire un peu et j'avoue ça me calme les nerfs comme on dit.
Donc jeudi soir que j'étais encore de toute bonne humeur et que j'avais pas raté l'avion, je suis allée dîner dans un petit bistrot avec mes collègues. Faut être honnête mes collègues sont sympas (pas tous mais la plupart). Le chef est drôle et gentil comme tout, sauf quand il me demande ma nième reco de la journée, par écrit, mise en page avant 22h le soir même. Et je trouve tout ce petit monde encore plus sympa après mon 3ème verre de sancerre. Bonne soirée donc.
Mais ce n'est pas tout, dans ce petit resto de 20 couverts maxi, on mange très bien. C'est fin, copieux ce qu'il faut, de bons produits proposés de manière créative : terrine de joues de boeuf et mangues, crème de topinambours et pesto, côte de cochon pommes de terre sautées, ganache et sorbet menthe. Menu à 30€, 5 entrées au choix, 5 plats, 5 desserts.
Bistrot le Temps au Temps, 13 rue Paul Bert, Paris 11ème
















