Anecdotes & Balbutiements

Quelques anecdotes de vie, de rire, de larmes, autres images de voyages et recettes de cuisine. La vie parisienne d'une insatiable touche à tout : recettes, bonnes adresses, livres, voyages, mode....

12 octobre 2008

over deborded

Salut les amis


La tête dans les cartons et la bouche pleine de mots de départ, j’ai la truffe humide à l’idée d’abandonner mon X. sur Paris pendant que je m’en vais braver les éléments Orléanais (y’a pas des cyclones là bas ?) … Du coup pas le temps de vous raconter grand-chose… mais cela ne saurait tarder (ahhh !) lorsque dans mon nouveau studio, entre bouilloire et table de chevet, j’aurais tout le loisir de vous conter moult détails inconséquents de mon humble vie.

A ciao bon dimanche !

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30 septembre 2008

Liberté, libertad ...

Fonelle dit :

« Vous êtes plus libres que vous ne le pensez »

En cette fin septembre, enfin une phrase qu’il fait bon entendre !
Parce qu’on a tous l’impression d’être ancrés quelque part, à d’autres machins trop collants : une ville, un appart, un homme, un chien, un canari, voir même un affectueux poisson rouge.
Et bien Non ! Détrompons-nous. Il n’est pas impossible, voir complètement recommandé de tout laisser tomber. Si.

Ah oui mais pas pour n’importe quoi (ou presque). Attention !
Prenons un exemple au hasard : Quel bonheur n’est ce pas, d’échanger homme, pots de fleurs et 40m2 parisien contre Jeanne d’arc, la Sologne et ses vins de Loire … ?
Qui hésiterait longtemps à pareille proposition ? Je vous le demande Martine !

No tergiversation
  voilà le slogan de demain (équivalent en langage shaddock de « quand on ne sait pas où l'on va, il faut yShadok09 aller!! ... et le plus vite possible » phrase qui prend tout son sens lorsque fourbu de doutes, tel le têtard dans la rivière, vous hésitez entre brioche et cake ou éclair et macaron, c’est selon)

Bref liberté libertad, nous voilà, faisons fi des conventions et envoyons valser, hommes, biberons et chaussons pour aller danser la gigue à l’autre bout du monde (je précise qu’Orléans se trouve tout de même à 1h de Paris).

Sur ce, je m’en retourne travailler, c’est pas tout ça mais c’est J-15 avant le grand départ.

Gourmeline, globe trotteuse.

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25 septembre 2008

monter sur ses grands moutons aux cuicuis des abeilles

norvege_08_022

Y'a un truc génial quand vous quittez votre job, si on excepte le fait de pouvoir glander sans grands remords, c'est que tout le monde vous fait des compliments.

Qu'on s'entende bien, ils ne sont pas forcément sincères... et sont souvent incomplets : "on va vraiment regretter ta bonne humeur ... oui mais pas le bazard que tu faisais" ; "tu vas nous manquer ... mais pas tes coups de gueule" ; "on a beaucoup aimé travailler avec toi ... les 3 dernières semaines du projet" ....
Certains, plus directs, se fendent d'un "ça va être plus calme" ... Ahem

Toutefois, dans l'ensemble, entendre les cuicuis des abeilles au pays de Candy, ça fait du bien aux chevilles, à l'égo et c'est bon pour le moral.
Ah oui mais attention, faudrait voir à pas s'y habituer, hein, parce que c'est pas tous les jours dimanche, non, et dans quelques semaines ça va être ma fête. Va falloir que je ramasse mes dents, que je descende de mes grands moutons pour ravaler mon orgeuil et repartir à zéro.

Parce que y'a pas à dire, c'est quand je me sens enfin comme un poisson dans l'eau, que je change de bocal.

 

NB : Ce billet est sponsorisé par 30 millions d'amis.

PS : sur la photo ci-dessus là haut, on peut observer des canards qui préservent leur capital solaire ... pas folles les guèpes !

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02 septembre 2008

mère indigne

Si vous êtes nombreux (3) à vous demander pourquoi je n'écris plus, ne vous inquiétez pas....
Je suis juste rentrée de vacances. Seule. Je suis partie sans lui. Le laissant triste et sévère sur le sofa.
Sans y penser, sans même m'en rendre compte.
Je suis cruelle et inconséquente, mauvaise et légère, lâche et surtout très triste.
Mais il est revenu hier.
Si !
Comme neuf ...

M'enfin qui ? Ben mon ordi pardi ...

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30 juin 2008

Tic et Toc, la furieuse de l’éponge, je l’avoue : c’est moi.

La dernière fois, en pleine soirée putafranges avec mes copines céciel et sublimissime, j’ai lâché sans m’en rendre compte, sur le ton de la banalité, qu’il m’arrivait certains matins, de récurer la baignoire pour me calmer.

Hum, silence et toussotements ….

C'est-à-dire ?

Lorsque je suis stressée : grosse présentation, belle famille pour le week-end, petite altercation (c'est-à-dire grosse dispute) avec X., c'est plus fort que moi : faut que je frotte !  … Ces jours là, je me lève aux aurores pour nettoyer la salle de bains... à fond, du sol au plafond avec un cotton tige (ou presque). Les jours de grand stress, je nettoie aussi la cuisine, les toilettes et je fais la poussière sur l’ordinateur, le tout avant 8h du matin bien sur, comme ça j'arrive au boulot exténuée mais vivable. Dimanche dernier j’ai même passé le tabouret à l’eau de javel à 7h25, une histoire de boulot ou de rupture de stock chez Zara je ne sais plus … Ces matins là, X. sait faire profil bas. Il ne se lève qu'après le passage de la tempête quand la mer se calme et que la voie est libre. Pas folle la guèpe.

Devant la mine consternée de mes copines normales (elles), j'en viens à me poser cette terrible question :

C’est grave docteur ?

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14 juin 2008

overdose

Pas de panique je ne suis pas encore morte. Mais presque.

3 semaines depuis la fin des vacances, j'ai déjà atteint ma limite physique.... j'ai défailli. Là en pleine réunion, il a fallu que je lève les jambes pour pas leur faire le coup des pommes à ces mâles orgueilleux. 21 jours que je trime dans tous les sens pour éteindre les feux, je suis caputt, HS, j'en peux plus. Pas facile de faire comprendre à X. qu'il n'y est absolument pour rien, mais que la petite gourmeline est déjà à plat après presque 1 mois de vacances (ouh la honte).

C'est dire s'ils sont exaspérants avec leur onanisme intellectuel, leurs réunions, leurs briefs, leur debriefs, leurs "je veux ça tout de suite", "il faut recommencer", "faites ça et puis non".
Comment faites vous pour supporter tous ces costumes ? Moi je ne peux rester plus de 2 ans au même poste sans avoir envie de distribuer des baffes, de foncer dans le tas à toute vapeur foi de locomotive. Suis-je tout à fait normale ?

Peut etre pas ... Je gronde, je fume et puis claquage, je capitule. C'est comme ça que je me retrouve un samedi après midi sans avoir envie de sortir du lit, même par grand beau et vente privée... c'est vous dire  l'ampleur du désastre. On se croirait dans un roman de Chateaubriand, d'une humeur d'outre-tombe voilà ce que je suis.

Et rien dans ces moments, ne saurait atténuer mon spleen, ni les sourires de X. ni les tartellettes chocolat de bonne maman. Et ça dure toute la vie cette course ? Je déclare forfait pour aujourd'hui, faites sans moi, je ne suis pas là.   

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26 mai 2008

si j'aurais su, j'aurais pas rentré de vacances

Je suis de retour. A paris. Au travail. A ma vie.

Passé l'euphorie d'exhiber mon bronzage aux collègues vert(e)s de jalousie, des 2 heures à la machine à café à raconter mes vacances, à dire "cuba ? mais c'est absolument génial, c'est la destination du moment et blablabla" - bref à crâner, comme les pintades qu'on déteste mais c'est plus fort que moi - .... Il a bien fallu s'y coller. A quoi ? A l'ouverture de la boite mail au bord de l'apoplexie, vomissant des hordes de mails plus sympas, plus encourageants et constructifs les uns que les autres... J'avais oublié pourquoi le travail, depuis quelques années déjà, j'aimais plus ça .

Oui parce qu'en théorie mon job est génial. Je travaille autour de mes passions : la bouffe, les gens, l'international. Et depuis quelques temps, j'ai assez de légitimité pour parfois oser un petit "merde y'en a marre" sans que ça fasse trop de vagues, oui parce que ça en fait quand même faut pas rêver on est pas chez Mickey (quoi que des fois, vu le niveau, je me demande).

Bon voilà théoriquement donc ce job est top. Et en plus y'a des gens sympas. Si parce que j'ai connu pire. J'ai connu la chef qui voulait pas que je lui fasse de l'ombre, celle qui voulait cacher l'ombre que je lui faisais et celle qu'étais tellement dans le noir qu'elle m'envoyait faire de la lumière ailleurs. Il se trouve qu'avec les hommes ça se passe mieux. C'est surement corrélé à quelques traumatismes eudipiens ou pas mais j'avoue que pour l'instant j'ai des trucs perso plus importants à régler sur le divan avant de me pencher sur ce problème épineux. Oui on pare au plus urgent ! 

De quoi me plainge ? Après 1 mois d'absence c'est dur de revenir de vacances, de se replonger dans le masma de problèmes doucement enterrés mais malheureusement non résolus et que même si le chef est cool, y'a toujours quelques salopes et autres connards pour saboter votre travail ou vous pourrir la boite mail en scuds avec la terre entière en copie, mails auxquels bien sur, vous ne pouvez pas répondre puisqu'ils se sont bien assurés que vous étiez à 10 000 kms de là. Facile.

Rien de bien nouveau en somme, mais ça va mieux en l'écrivant et vous peut-etre en le lisant ?

 

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28 mars 2008

20h45 le jeudi c’est mieux que 20h15 le lundi.

Il ne sera pas ici question de rendez vous amoureux, non. Il sera question de psy. Ou plutôt de salle d’attente de psy.

Vous savez le moment délicat ou vous entrez dans une pièce de 2 m2 ou y’a déjà 3 personnes qui regardent le bout de leurs chaussures en essayant de ne plus respirer sous peine qu’on entendrait plus les mouches voler. L’endroit où il vous faut enjamber 6 tibias pour accéder à la dernière chaise en paille libre et inconfortable (premier qui dit qui est).

Passé les 3 minutes où vous vous occupez consciencieusement d’enlever votre manteau, votre écharpe en la pliant en 12, votre bonnet, vos moufles et de souffler bien fort dans un mouchoir, vous vous retrouvez dans l’inconfort de la situation à éviter le regard de votre voisin tout en essayant de le détailler des pieds à la tête en essayant de répondre aux questions qui vous taraudent : qu’est ce qu’il a lui ? pourquoi est-il là ? est ce un psycopathe ? Ben oui on est pas des enfants de cœur, on est chez un docteur du cerveau là, c’est forcément que y’a quelque chose qui cloche …

Et puis y’a rien à lire et oui y’a pas de magazine à la con genre gala, closer ou voici, on n’est pas chez le coiffeur, c’est sérieux ici. Donc y’ a que des bouquins hautement intellectuels d’arts contemporain qui décorent très bien la petite salle mais qui ne sont pas souvent utilisés. Comme ça tranquille, il n’a pas peur qu’on les lui abîme, ses livres, vu qu'on les lit pas. Ceci dit chez mon psy d’avant y’avait le magazine La Vie et c’était pas beaucoup mieux ….

Donc moi, chez le psy, j’y vais le lundi et les gens de la salle d’attente sont nombreux et pas drôles. Y’en a un qu’à le nez dans sa play station et même s’il a des écouteurs je peux vous dire quand il fait game over. Y’en a un autre tout triste qui ne parle pas et enfin y’en a une qui regarde sa montre toutes les minutes en soufflant vu que le psy est toujours en retard.

Et puis hier, week end pascal oblige, j’y suis allée le jeudi. Et bien le jeudi c’est drôlement sympa, tellement même que j’ai cru que les 3 personnes de la salle d’attente faisait une thérapie de groupe. Toute surprise par tant de camaraderie je leur ai posé la question de pourquoi cette familiarité ? Pas fâchés pour 2 sous, ils m’ont répondu qu’au bout de 7 ans (sic !), forcément ils avaient fini par se parler. D’ailleurs que le psy soit en retard ça les arrange, sinon ils n’ont pas le temps de de se raconter leur week-ends.

Du coup, à mon psy je lui ai demandé de changer d’horaire, parce que c’est quand même plus sympa quand pour le prix de la séance, l’apéro est offert.

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14 mars 2008

la glaise aux pieds

la_glaise

Ne trouvez vous pas que y’a des jours où la vie est lourde ? Comme la glaise qui, enfant, me collait aux pieds lors des balades dominicales dans la plaine briarde. Une couche épaisse, maronnasse et gluante qui vous scotche trois pas à peine prononcés, des champs à perte de vue, sous les cris des corbeaux. Si en plus une petite bruine vient vous chatouiller la narine, c’est parfait, nous y sommes. Oui mais où ?


Nulle part.


Juste là coincée, le K way collé à la peau, les 2 pieds enfoncés dans la terre et le nez qui coule.

Il n'y a en général, pas grand-chose à faire. Appeler au secours, attendre que le découragement cesse et que la faim reprenne ou trébucher et tomber. Seulement appeler au secours ne sert parfois à rien, les corbeaux sont sourds. Tomber peut être fatal. Il faut donc attendre d’être un peu plus fort, demain.


J’attends donc. J’attends. J’en ai marre.


Je voudrais courir et j’ai les pieds coincés, je voudrais patienter mais j’ai peur de mourir.

Je porte donc ma glaise aux pieds, mes envies en écharpe, en attendant que ça passe.

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10 mars 2008

L’école buissonnière

oneandonly_fev_07_154Petite, je ne faisais l’école buissonnière que lorsque mes parents m’emmenaient en vacances en Guadeloupe au milieu de l’année scolaire. Ca énervait les profs et rendait jaloux mes petits camarades. Résultat : lorsque je revenais de cette semaine, bronzée, tout sourire et collier de coquillages (en gros en crânant un peu, beaucoup), non seulement je me tapais les contrôles en retard de la semaine (et je vous prie de croire que la notation était sévère) mais en plus mes copines faisaient la gueule. Sympa. Autant vous dire que je n’aimais pas le retour.

 

Après, en école d’ingénieur ça c’est nettement amélioré, il n' y avait plus de contrôles et mes copains buissonnaient avec moi (dans le bon sens du terme, hein, n’allez pas croire n’importe quoi). Du coup c’était plus tranquille. Certainement. Mais faut pas le dire aux parents.

 

Entre le collège et l’école d’ingénieur, j’ai pas séché, j’étudiais dur. Comme quoi je peux être sérieuse des fois.

 

Et depuis que je travaille pour de vrai, comme une grande, ben je ne sèche pas beaucoup non plus. Des fois je suis malade, mais ça tombe en général après un bon coup de collier, alors je reste dormir à la maison quelques jours et je retourne travailler. Mais cette année je n’ai pas été malade. Peut-être n’ai-je pas assez appuyé sur la pédale ? Peut-être. Mais je n’ai pas pris de vacances non plus.

 

Et là ce matin j’ai failli ne pas venir et retourner sous la couette. Mais comme j’avais déjà la mise en pli et les talons, je me suis dit « c’est trop con jeannette, sors toi les doigts du sac à main, aujourd’hui lundi, ça va le faire … »

Donc j’y suis allée.

 

Sauf que ça le fait pas. Non pas du tout.

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