18 septembre 2008
Y'a jamais assez de pâtes dans la casserole
Dans notre société où qu’on a peur demain de tous finir SDF (moi la première) il serait bon d’économiser. Oui mais sur quoi ?
Voilà toute la profondeur du
problème. Pas besoin d’être docteur des pieds ou polytechnicien pour
identifier en 2 secondes que je n’économise sur rien. Ni sur le gruyère
des pâtes, ni sur le cadeau de mon anniversaire que j’ai tant mérité,
ni sur les chaussures que j’aurais mal aux pieds avec sinon, ni sur le
bel appartement avec les belles moulures du plafond que je voudrais
pouvoir admirer, ni sur mon énergie à tout dépenser ce que je peux et
souvent bien au-delà.
Ahem...
Je ne sais absolument pas me restreindre (me quoi ?)…
les seuls moyens qui fonctionnent à peu près sont les colères de
X et le virement définitif sur compte bloqué (je
valide chaque envoi la main tremblante). Pour le reste j’ai tout essayé de
la tirelire cochon rose en porcelaine incassable aux patchs
anti-nicotine pour économiser sur le budget clopes (vu que j’en fume 3
par mois, ça fait pas bezef)
En général j’atterri en alerte rouge le 15 du mois, on est le 16, je vous laisse deviner l’ampleur du désastre.
Mais comment faire pour passer tous les soirs devant H&M sans rien acheter ? Des fois c'est moche et en bordel alors c'est pas très dur, mais devant Maje ? où c'est beau et bien rangé, là c'est carrément du supplice chinois (ou taiwainais selon arrivage). Matez un peu le dernier claquage : 
Et puis à chaque rentrée y'a des nouvelles tendances, cette année c'est le violet, comment je vais faire moi, sans violet, alors que c'est la saison, c'est comme rater les mois des macarons (on me fait signe que y'a pas de mois, c'est toute l'année : splendide !).
Quand en plus on nage en pleine fashions weeks où les blogs* et les magazines regorgent des bonnes choses et autres détails (low boots, gants en cuir, carrot pants, blouses...), y'a pas à dire, j'ai beau faire des voeux pieux et me flageller régulièrement : y'a jamais assez de pâtes dans la casserole.
26 mars 2008
mon pull Zadig et Voltaire
Que celle qui n'a jamais bavé devant une vitrine de Zadig&Voltaire (les pulls hein mémé, pas le livre) me jette la première pierre.
Aïe !
Non, mais quand même, c'est pas le glamour ultra Zadig&Voltaire ????
Bon moi je trouve que oui. Mais c'est cher ! aaahhh
C'est même un attrape couillons. Si
Oui mais c'est du cashemeeeeere. Sauf qu'à ce prix là ça pourrait être aussi du Beluga gros grain.
Ca dure plus longtemps. Même pas.
Donc puisque je suis un chouia persévérante, pour ne pas dire casse bonbons à mes heures perdues ou à mes heures tout court, pour mon anniversaire, j'ai voulu un pull Zadig&Voltaire. Tout ça parce qu'une gamine de 15 ans en stage au boulot en avait un et pas moi. La hoooonte.
Oui mais voilà X. voulait pas. C'est seulement après avoir fait les yeux du chat botté de Shrek, retenu ma respiration, craché mon carambar, m'être roulée par terre et promis plein de choses indécentes, qu'il a abdiqué et que j'ai finalement eu droit à mon pull Zadig&Voltaire.
Oui mais sans manche hein faut pas déconner, avec les manches c'est au moins 80€ plus cher.

13 mars 2008
les appartements de Paris c'est bien mais ceux de Toulouse c'est mieux
X. et moi avons fait nos études à Toulouse. Enfin on a pas beaucoup étudié, on a surtout euh, comment dire... visité la ville ? ses bars, ses appartements d'étudiants fauchés, ses piques niques au bord de la garonne, ses boutiques du quartier St Etienne, ses boites de nuit et son jardin des plantes. Bref fans de Toulouse, nous sommes ! 
Oui mais à Toulouse à part l'aéronautique question travail y'a pas grand chose. C'est comme cela que j'ai attéri à Pau puis à Paris. Pour Paris ce n'était pas là, la seule raison. Je rêvais de vie trépidente, d'activités, de mode, de rencontres après avoir frôlé la neurasthénie à Pau. Et Paris est une ville merveilleuse, intense et ... trop chère.
Mes rêves de propriétaire d'appart à moulures s'évanouissent progressivement en une peau de chagrin.
Dépités par tant de haine, X. et moi avons subreptissement coché la case Toulouse sur s'abriter.com pour découvrir avec surprise qu'à notre tri parisien qui totalisait la modique somme de "3 pénibles références correspondent à votre recherche", le tri toulousain totalisait un "trop de réponses veuillez affiner vos critères".... ???!!!! Savez vous que vous pouvez troquer votre 50 m2 parisien 1er étage sur cour dans le 20ème contre un 100 m2 au centre de Toulouse ! Si c'est vrai ...
Du coup on a changé notre fusil d'épaule, c'est plus un appart qu'on cherche, c'est un nouveau boulot !
02 mars 2008
rue de la villette, paris 19ème

Promenade d'un samedi après-midi, une bonne amie, bavardages et chocolat chaud.
01 mars 2008
la chasse au trésor
Dans notre
chasse ardue au nid secret (en gros la recherche d’un appartement), X. me fait
rire. Angoissé qu’il est par la somme que représente un tel achat, affaibli de
calculs en tout sens, il blanchit à vue d’œil. Les diverses possibilités,
annuités de remboursement, biens, sont évalués chaque soir, revus à la baisse à
grosse louche, commentés et jugés hors d’état de nuire. Il ne faut pas se
contenter d’un peu, il faut bien entendu le tout.
Si ce n’est
que nous ne ferons vraisemblablement pas partie de ses clients préférés et que
les inquiétudes de X. quant à l’achat d’un tel bien, ne rassurent pas les
agences sur notre potentiel à pouvoir nous décider rapidement, voir à simplement
acheter. Enfin il faut avouer que les quelques 10 visites menées n’ont pas
vraiment permis à X. de progresser dans l’estimation des biens, des questions à
poser et des pièges à éviter. Il en ressort toutefois épuisé par tant de stress
et surtout soulagé lorsque je prononce la phrase, « non cet endroit ne me
convient pas ». Ouf ! sauvé !
J’admire
toutefois sa lutte intérieure entre raison et audace, sirènes et cajoleries…
Ah l’accès
à la propriété n’est décidément pas chose aisée ! N’est ce pas ?
26 janvier 2008
Parce qu'il faut bien veillir et donc accessoirement grandir ...
X. et moi fêtons notre anniversaire dans 1 mois. A quelques jours et 1 année près. 30 ans pour lui et 29 pour moi.
Ma mère m'a eu à 29 ans. Moi je n'aurais rien, j'avale des pillules.
Mes amis se marient je les envie et le mariage me fait peur.
Et d'autres achètent. Et moi, cette année, je veux acheter ! Un appartement, un truc à moi, à nous, quelque chose de vrai qui dure, un socle pour assurer nos arrières le jour où ça barde. Un endroit que je puisse nommer "chez moi" sans mentir, où je peux clouer les murs et percer des trous. Un lieu où me poser quelques temps pour souffler un peu. Une étape.
Et peu à peu ce projet, ce rêve, X. s'en imprègne progressivement. A chaque pas, j'y crois un peu plus et là il en a franchit un énorme : dans quelques jours nous irons voir les banques. Faut dire qu'autour de nous les projets des uns des autres se précipitent et les nouveaux plans de son meilleur ami n'y sont pas pour rien.
Les finances : c'est là où ça se gâte. Acheter à Paris aujourd'hui relève de la fortune personnelle ou du minimalisme. Et nous ne faisons résolument pas partie des premiers. 50m2 à deux oui pour le moment, mais dans 10 ans et à 3 où 4 ? Comme dirait ma mère : "c'est un chausse pied ! Pourquoi n'achèteriez vous pas plus grand ?" Oui ma mère est un peu snob...
Donc nous voilà lancés, à plus ou moins grande vitesse selon les jours, dans le grand projet hautement stimulant de l'achat d'un petit bijou, à très bon prix, dans un quartier génial, sans y laisser la peau de notre derrière ... Facile !










